ALEXANDRA IMPASSION 030 : étude de phase 3 randomisée comparant l’efficacité de l’atézolizumab associé à une chimiothérapie de type T-AC (Taxotère®, adriamycine et cyclophosphamide) avec celle de la chimiothérapie de type T-AC seule chez des patients ayant un cancer du sein triple négatif (HER2, ER et PgR)

Essai clinique

Type : Industriel
Statut dans le centre : Ouvert
Phase : III
Étape du traitement/prise en charge : Thérapie ciblée
Date d'ouverture : 02/08/2018
Date clôture : 29/12/2024
Promoteur : Hoffmann-La Roche
Résumé :

De nombreuses cellules du cancer du sein ont des récepteurs d’oestrogènes ou de progestérone. Elles peuvent aussi avoir des récepteurs pour une protéine appelée HER2, ou ErbB2. Le cancer du sein triple négatif est formé de cellules qui n’ont aucun de ces récepteurs. En raison de l’absence de ces récepteurs, on considère que le cancer du sein triple négatif est un type distinct de cancer du sein avec ses propres options de traitement.
L’atézolizumab est un anticorps dirigé contre la protéine PD-L1 produite en quantité anormalement élevée dans certaines cellules tumorales. Cette interaction permet de stimuler la réponse immunitaire antitumorale.
Le paclitaxel, la doxorubicine, l’épirubicine et le cyclophosphamide sont des médicaments anticancéreux qui agissent en ralentissant ou en bloquant la croissance des cellules cancéreuses.

L’objectif de cette étude est de comparer l’efficacité de l’atézolizumab associé à une chimiothérapie de type T-AC (Taxotère®, adriamycine et cyclophosphamide) avec celle de la chimiothérapie de type T-AC seule chez des patients ayant un cancer du sein triple négatif (HER2, ER et PgR).

Les patients auront une chirurgie conservatrice du sein ou mastectomie épargnant la peau ou le mamelon puis seront répartis de façon aléatoire en 2 groupes.

Les patients du premier groupe recevront de l’atézolizumab, toutes les 2 semaines associé du paclitaxel 1 fois par semaine, pendant 12 semaines, puis de l’atézolizumab, toutes les 2 semaines associé, soit à de la doxorubicine et du cyclophosphamide, soit à de l’épirubicine et du cyclophosphamide, toutes les 2 semaines jusqu’à 4 cures. Ils recevront ensuite une thérapie de maintenance par atézolizumab toutes les 3 semaines jusqu’à 11 cures, en l’absence de progression ou d’intolérance au traitement.

Les patients du deuxième groupe recevront du paclitaxel 1 fois par semaine pendant 12 semaines puis de la doxorubicine associé à du cyclophosphamide ou de l’épirubicine associée à du cyclophosphamide, toutes les 2 semaines, jusqu’à 4 cures en l’absence de progression ou d’intolérance au traitement.

Les patients seront suivis pendant 7 ans.

Domaines/spécialités :
  • Cancer du sein
Biomarqueurs :
  • HER2
  • ER
  • PR
Pathologies :
  • Tumeur maligne du sein - Cim10 : C50 - C50
  • Tumeur maligne du sein - Cim10 : C50
Liens externes :

Critères de population

Sexe : Homme et femme
Age minimum : 18 ans
Critères d’inclusion :
  • Age ≥ 18 ans.
  • Cancer du sein stade 2 ou 3 sans atteinte ganglionnaire et taille de la tumeur > 2 cm.
  • Cancer du sein triple négatif (négatif pour HER2, ER et PgR) confirmé histologiquement (la négativité doit être définie selon les critères ASCO ou CAP).
  • Tumeur PD-L1 confirmée par des tests sur un échantillon tumoral représentatif.
  • Chirurgie conservatrice du sein ou mastectomie épargnant la peau ou le mamelon.
  • Stade TNM évaluable : les patients doivent avoir eu une biopsie du ganglion lymphatique sentinelle et/ou une dissection du ganglion lymphatique axillaire pour l’évaluation du stade pathologique ganglionnaire.
  • Chirurgie mammaire définitive (ou dernière chirurgie avec résection) dans les 8 semaines avant la randomisation.
  • Echantillon de tumeur inclus en paraffine (FFPE) fixé au formol dans des blocs de paraffine ou à défaut, au moins 20 lames non colorées avec un rapport associé confirmant la triple négativité (HER2, ER et PR).
  • Indice de performance ≤ 1 (OMS).
  • Fonction hématologique : polynucléaires neutrophiles ≥ 1,5 x 109/L, lymphocytes ≥ 0,5 x 109/L, plaquettes ≥ 100 x 109/L, hémoglobine ≥ 9,0 g/dL.
  • Fonction hépatique : transaminases ≤ 2,5 x LNS, bilirubine ≤ LNS ou ≤ 3 x LNS si syndrome de Gilbert, albumine sérique ≥ 2,5 g/dL.
  • Fonction de coagulation : International Normalized Ratio (INR) ≤ 1,5 x LNS dans les 14 jours précédant la première administration du traitement à l’étude (pour les patients anti-coagulés, l’INR doit être stable pendant les 14 jours et dans les limites thérapeutiques dans la semaine précédant la première administration du traitement à l’étude).
  • Fonction rénale : clairance de la créatinine ≥ 30 mL/min (formule de Cockcroft-Gault).
  • Fonction cardiaque : fraction d’éjection ventriculaire gauche ≥ 53 %.
  • Test de grossesse sérique négatif dans les 14 jours précédant la première administration du traitement à l’étude.
  • Contraception efficace pour les patients en âge de procréer pendant la durée de l’étude et au moins pendant 5 mois après la dernière administration d’atézolizumab, 6 mois après la dernière administration de paclitaxel ou doxorubicine ou 1 an après la dernière administration de cyclophosphamide.
  • Consentement éclairé signé.
Critères d’exclusion :
  • Maladie invasive bilatérale synchrone avec au moins une lésion bilatérale qui n’est pas triple négative.
  • Antécédent de carcinome canalaire ou lobulaire in situ traité par chimiothérapie systémique, hormonothérapie ou radiothérapie au niveau du sein si le cancer invasif s’est développé par la suite.
  • Antécédent de cancer du sein invasif.
  • Tumeur de stade T4 (classification TNM).
  • Antécédent de maladie auto-immune ou maladie auto-immune active sauf hypothyroïdie due à une réaction auto-immune avec traitement de substitution stable, diabète de type 1 contrôlé (les patients ayant de l’eczéma, du psoriasis, un lichen simplex chronique, un vitiligo avec seulement des manifestations dermatologiques peuvent être inclus si la pathologie touche moins de 10 % de la surface corporelle, si la maladie est contrôlée et ne nécessite que des corticostéroïdes topiques de faible puissance et s’il n’y a aucun cas d’exacerbation aiguë nécessitant un traitement par du psoralène et des ultraviolets A, du méthotrexate, des rétinoïdes, des agents biologiques, des inhibiteurs de la calcineurine par voie orale ou des corticostéroïdes oraux ou puissants au cours des 12 derniers mois).
  • Antécédent de fibrose pulmonaire idiopathique, pneumopathie organisée à Bronchiolitis obliterans, pneumopathie iatrogénique, pneumopathie idiopathique ou preuve de pneumopathie active au scanner thoracique.
  • Obstruction urinaire.
  • Tuberculose active.
  • Infection grave dans les 4 semaines précédant la première administration du traitement à l’étude (dont les complications d’infection, de bactériémie ou de pneumonie sévère).
  • Autre maladie, dysfonction métabolique, anomalie physique ou clinique qui contre-indique la prise de traitement à l’étude, peut modifier l’interprétation des résultats ou mettre en danger le patient.
  • Malignité antérieure dans les 5 ans précédant la randomisation (sauf si risque négligeable de métastases et traitée dans un but curatif).
  • Antécédent d’insuffisance cardiaque congestive symptomatique de grade NYHA ≥ 2.
  • Antécédent d’angine de poitrine requérant un traitement, d’arythmie cardiaque grave non contrôlée par un traitement adéquat, d’anomalie de la conduction sévère ou de maladie valvulaire cliniquement significative.
  • Arythmie à risque élevé non contrôlée (ex. tachycardie auriculaire avec un rythme cardiaque > 100/min au repos, tachycardie ventriculaire ou bloc auriculo-ventriculaire de haut grade.
  • Symptômes significatifs de grade ≥ 2 dus à une dysfonction ventriculaire, une arythmie cardiaque ou une ischémie cardiaque.
  • Infarctus du myocarde dans les 12 mois avant la randomisation.
  • Hypertension artérielle non contrôlée (PAS > 180 mmHg et/ou PAD > 100 mmHg).
  • Infarctus transmural confirmé par un électrocardiogramme (ECG).
  • Traitement anticancéreux systémique antérieur pour le cancer du sein (incluant notamment une chimiothérapie, une thérapie anti-HER2, un traitement hormonal ou une radiothérapie), à l’exception d’une radiothérapie intra-opératoire ou post-opératoire.
  • Nécessité d’un traitement par oxygénothérapie.
  • Traitement antérieur par anthracyclines ou taxanes pour toute malignité.
  • Traitement antibiotique PO ou IV dans les 2 semaines précédant la première administration du traitement à l’étude (sauf antibiothérapie prophylactique).
  • Administration de vaccin vivant atténué dans les 4 semaines précédant la première administration du traitement à l’étude ou vaccination prévue dans les 5 mois après la dernière administration d’atézolizumab.
  • Traitement antérieur par un agoniste de CD137 ou thérapie avec un inhibiteur de points de contrôle immunitaires comme les anticorps anti-CD40, anti-CTLA-4, anti-PD-1 et anti-PD-L1.
  • Traitement antérieur par des agents systémiques immunostimulants, tels que les interférons et IL-2, dans les 4 semaines ou 5 demi-vies du médicament à l’étude, selon la durée la plus longue, avant la première administration du traitement à l’étude.
  • Traitement antérieur par des agents systémiques immunosuppresseurs dans les 2 semaines précédant la première administration du médicament à l’étude ou prise d’immunosuppresseurs pendant l’étude (utilisation de corticostéroïdes inhalés autorisée).
  • Intervention chirurgicale majeure autre qu’à but diagnostique dans les 4 semaines précédant la première administration du traitement à l’étude ou intervention chirurgicale prévue pendant l’étude.
  • Greffe de cellules souches allogénique ou d’organe.
  • Contre-indication à la radiothérapie avec radiothérapie adjuvante indiquée cliniquement.
  • Antécédent d’allergie sévère, de choc anaphylactique ou d’autre réaction d’hypersensibilité à un anticorps chimérique ou humanisé ou à une protéine de fusion.
  • Hypersensibilité connue aux produits biopharmaceutiques produits dans des cellules d’ovaire de hamster chinois.
  • Hypersensibilité ou allergie connue à l’atézolizumab ou ses excipients.
  • Hypersensibilité ou allergie connue au paclitaxel, au cyclophosphamide, à la doxorubicine ou l’épirubicine ou à leurs excipients.
  • Toute condition pouvant empêcher le patient de se conformer aux contraintes du protocole.
  • Sérologie VIH, VHB ou VHC positive.
  • Femme enceinte ou en cours d’allaitement.

Centres d'investigation

Nom : Hôpital de Mercy - CHR Metz-Thionville
Ville : METZ (57)
RESPONSABLE MÉDICAL
Aucun responsable médical renseigné
CONTACT TECHNIQUE
Nom : HUGUENIN
Prénom : Gabriel
Téléphone : 03 87 55 77 65
Email : projet-recherche@chr-metz-thionville.fr
Nom : Centre Paul Strauss
Ville : Strasbourg
RESPONSABLE MÉDICAL
Aucun responsable médical renseigné
CONTACT TECHNIQUE
Aucun contact technique renseigné

Référentiels Oncologik

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