Étude randomisée de phase II comparant 3 vs. 6 cycles de chimiothérapie à base de sels de platine avant un traitement d’entretien par l’avelumab dans le cancer urothélial à un stade avancé

Essai clinique

Type : Académique
Statut : Ouvert
Phase : II
Étape du traitement : Chimiothérapie
Date d'ouverture : 16/08/2023
Date clôture : 07/09/2024
Promoteur : Queen Mary University of London
Progression du cancer: Loco-régional et à distance
Résumé :

Objectif principal :

  • Évaluer l’effet de 3 vs. 6 cycles de chimiothérapie à base de sels de platine en première ligne, suivis d’un traitement d’entretien par l’avelumab selon les résultats rapportés par les patients de l’étude

Objectifs secondaires : 

  • Évaluer l’effet de 3 vs. 6 cycles de chimiothérapie à base de sels de platine en première ligne, suivis d’un traitement d’entretien par l’avelumab selon des résultats supplémentaires rapportés par les patients au sein de la population de l’étude.
  • Évaluer l’effet de 3 vs. 6 cycles de chimiothérapie à base de sels de platine en première ligne, suivis d’un traitement d’entretien par l’avelumab selon les résultats rapportés par le clinicien.
  • Évaluer l’innocuité et la tolérance de 3 vs. 6 cycles de chimiothérapie à base de sels de platine en première ligne, suivis d’un traitement d’entretien par l’avelumab.
  • Évaluer l’efficacité de 3 vs. 6 cycles de chimiothérapie àbase de sels de platine en première ligne, suivis d’un traitement d’entretien par l’avelumab chez des patients présentant un cancer urothélial à un stade avancé.

Objectifs exploratoires

  • Étude exploratoire de l’efficacité de 3 vs. 6 cycles dechimiothérapie à base de sels de platine en première ligne, suivis d’un traitement d’entretien par l’avelumab chez des patients présentant cancer urothélial à un stade avancé.

Domaines/spécialités :
  • Cancers uro-génitaux
    • Vessie
    • Autres cancers uro-génitaux
Pathologies :
  • Tumeur maligne de l'uretère - Cim10 : C66
  • Tumeur maligne de la vessie - Cim10 : C67
  • Tumeur maligne des organes urinaires, autres et non précisés - Cim10 : C68
Documents Joints :
Liens externes :

Critères de population

Sexe : Homme et femme
Age minimum : 18 ans
Critères d’inclusion :

Chaque patient doit répondre à l’ensemble des critères d’inclusion suivants pour être inclus dans l’étude :

  • En mesure de fournir un consentement éclairé écrit.
  • En capacité de respecter le protocole, et notamment, sans toutefois s’y limiter, être en capacité d’effectuer le remplissage répété des questionnaires EORTC QLQ-C30.
  • Âgé ≥ 18 ans au moment de la signature du consentement éclairé.
  • Carcinome urothélial non résécable localement avancé ou métastatique, confirmé histologiquement (ie cancer de la vessie, du pelvis rénal, de l’uretère ou de l’urètre). Les patients présentant une différenciation épidermoïde ou sarcomatoïde, ou à cellules mixtes, sont éligibles mais une composante de cancer urothélial est requise.
  • Maladie mesurable selon les critères RECIST v1.1.
  • Éligible à un traitement par gemcitabine/cisplatine ou gemcitabine/carboplatine. Les critères suivants sont définis pour l’utilisation du carboplatine. Les patients qui ne répondent pas aux critères suivants concernant le carboplatine doivent être considérés pour un traitement par gemcitabine/cisplatine :
    • Débit de filtration glomérulaire < 60 ml/min mais ≥ 30 ml/min mesuré par la formule de Cockcroft & Gault ou selon les normes locales. Les sujets présentant un débit de filtration glomérulaire ≥ 50 ml/min et ne répondant à aucun autre critère d’inéligibilité au cisplatine peuvent être considérés comme éligibles au cisplatine selon l’évaluation clinique de l’investigateur.
    • Indice de performance de l’Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) ou OMS de 2.
    • Perte auditive audiométrique de grade ≥ 2 selon les critères NCI-CTCAE. d. Insuffisance cardiaque de classe III selon la classification NYHA
  • Indice de performance ECOG : 0, 1 ou 2. 8. Fonction hématologique, rénale et hépatique adéquate telle que définie ci-dessous :
    • Hémoglobine ≥ 9,0 g/dl.
    • Numération absolue des neutrophiles (NAN) ≥ 1,5 x 109 /l (≥ 1 500/µL) sans administration de facteur de croissance
    • Numération plaquettaire ≥ 100 x 109 /l (≥ 100 000/µl)
    • Bilirubine sérique totale ≤ 1,5 x la limite normale supérieure (non applicable aux sujets présentant un syndrome de Gilbert confirmé [hyperbilirubinémie principalement non conjuguée persistante ou récurrente en l’absence d’hémolyse ou de pathologie hépatique], qui ne seront autorisés qu’après concertation avec leur médecin).
    • Transaminases sériques (ASAT/ALAT) ≤ 2,5 x la limite normale supérieure sauf en cas de métastases hépatiques: ASAT et/ou ALAT ≤ 5 x la limite normale supérieure
    • Débit de filtration glomérulaire ≥ 30 ml/min mesuré par la formule de Cockroft & Gault ou selon les normes locales
  • Test de grossesse sérique ou urinaire négatif dans les 2 semaines suivant le jour 1 du cycle 1 pour les patientes en âge de procréer uniquement. Les patientes qui ne sont pas en âge de procréer sont définies comme :
    • Postménopausées ≥ 50 ans et aménorrhéiques depuis au moins 12 mois après la fin de l’ensemble des traitements hormonaux exogènes OU
    • Ayant eu une stérilisation chirurgicale irréversible documentée par hystérectomie, ovariectomie bilatérale ou salpingectomie bilatérale.La ligature des trompes n’est pas considéré comme une stérilisation chirurgicale irréversible OU
    • < 50 ans et aménorrhéiques depuis 12 mois ou plus après la fin des traitements hormonaux exogènes et si elle a des dosages de LH et FSH en adéquation avec les valeurs de référence locales postménopausiques.
  • Accepte d’utiliser des moyens de contraception adéquats
  • Patients affiliés au régime de la sécurité sociale (spécificité France)
Critères d’exclusion :
  • Traitement antérieur par un inhibiteur de PD-(L)-1 contre tout type de cancer à un stade avancé. Le traitement par des inhibiteurs de PD-(L)-1 dans le cadre d'un traitement néoadjuvant ou adjuvant du cancer urothélial est autorisé.
  • Traitement systémique antérieur pour un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique avec les exceptions suivantes : schéma thérapeutique à base de sels de platine (cisplatine ou carboplatine) dans un contexte néoadjuvant ou adjuvant si un délai de plus de 6 mois depuis la survenue du dernier cycle est respecté. Les patients ayant reçu une immunothérapie adjuvante ou néoadjuvante pour une maladie invasive musculaire ou non musculaire sont éligibles.
  • Patientes enceintes ou allaitantes.
  • Antécédents connus de métastases actives au niveau du SNC. Les patients présentant des métastases au niveau du SNC qui ont été traitées peuvent participer à l’étude si l’ensemble des critères suivants sont vérifiés :
    • Les métastases du SNC sont cliniquement stables depuis au moins 4 semaines avant la sélection et les examens radiologiques de référence n’indiquent aucune nouvelle métastase ni l’augmentation de taille des métastases ;
    • Le sujet reçoit une dose stable de ≤ 10 mg/j de prednisone ou une dose équivalente depuis au moins 2 semaines avant le jour 1 du cycle 1 si une corticothérapie est justifiée ;
    • Le sujet ne présente pas de maladie leptoméningée.
  • Transplantation antérieure d’organes solides ou de cellules souches allogéniques
  • Administration d’un vaccin vivant atténué dans les 4 semaines précédant l’inclusion ou prévision qu’un vaccin vivant atténué sera requis au cours de l’étude.
  • Traitement par des agents immunostimulants systémiques (incluant sans toutefois s’y limiter les interférons ou interleukines [IL]-2) dans les 4 semaines ou les cinq demivies du médicament, selon la durée la plus courte, avant l’inclusion.
  • Traitement concomitant par un autre agent expérimental ou participation à un autre essai clinique à visée thérapeutique dans les 4 semaines précédant l’inclusion.
  • Preuves d’une maladie concomitante significative non contrôlée pouvant avoir une incidence sur le respect du protocole ou l’interprétation des résultats, notamment, mais sans s'y limiter, une maladie hépatique significative (comme une cirrhose), un trouble épileptique majeur non contrôlé ou un syndrome de la veine cave supérieure.
  • Cancers autres qu’un carcinome urothélial dans les 3 ans avant le jour 1 du cycle 1, à l’exception de ceux présentant un risque négligeable de métastase ou de décès et traités à visée curative (comme un carcinome in situ du col de l’utérus traité de façon adéquate, un cancer de la peau à cellules basales ou épidermoïdes, ou un carcinome canalaire in situ traité chirurgicalement à visée curative) ou un cancer de la prostate localisé et traité à visée curative et en l’absence de rechute biologique (PSA) ou cancer de la prostate découvert de manière fortuite (score de Gleason ≤ 3 + 4 et PSA < 10 ng/ml sous surveillance active et sans traitement).
  • Maladie cardiovasculaire significative, telle qu’une maladie cardiaque selon la New York Heart Association (Classe II ou supérieure), un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral dans les 6 mois précédant l’inclusion, des arythmies instables ou un angor instable.
  • Radiothérapie dans les 2 semaines précédant le jour 1 du cycle 1. Les patients doivent avoir récupéré en cas de toxicités consécutives à l’irradiation avant l’instauration du traitement de l’étude.
  • Chirurgie majeure (définie comme nécessitant une anesthésie générale et une hospitalisation d’une durée supérieure à 24 heures) dans les 4 semaines précédant la randomisation. Les patients doivent avoir récupéré en cas de complications consécutives à l’intervention avant l’instauration du traitement de l’étude.
  • Antécédents de fibrose pulmonaire idiopathique (notamment une pneumonie), de pneumonie induite par les médicaments, de pneumonie organisée (c.-à-d. bronchiolite oblitérante, pneumonie organisée cryptogénique) ou signes d’une pneumonie active visualisée sur le scanner thoracique à l’inclusion (antécédents de pneumopathie radio-induite dans le champ de rayonnement (fibrose) autorisés).
  • Infection active par le virus de l’hépatite (définie comme positive au test de l’antigène de surface du virus de l’hépatite B (Ag HBs) au screening) ou hépatite C. Les patients ayant précédemment présenté une infection par le VHB ou une infection inactive par le VHB (définie comme négative au test Ag HBs et positive au test de dépistage des anticorps anti-hépatite B [Abc HBc]) sont éligibles.
  • Test positif au VIH.
  • Tuberculose active.
  • Maladie auto-immune active, notamment, sans toutefois s’y limiter, une myasthénie grave, une myosite, une hépatite auto-immune, un lupus érythémateux disséminé, une polyarthrite rhumatoïde, une maladie intestinale inflammatoire, une thrombose vasculaire associée au syndrome des antiphospholipides, une granulomatose de Wegener, un syndrome de Sjögren, un syndrome de Guillain-Barré, une sclérose en plaques, une vascularite ou une glomérulonéphrite.
  • Antécédents d’hypothyroïdie auto-immune, sauf si traitée par une dose stable d’hormone thyroïdienne de substitution.
  • Antécédents de réactions allergiques, anaphylactiques ou d’autres réactions d’hypersensibilité sévères aux anticorps chimériques ou humanisés.
  • Hypersensibilité ou allergie connue aux substances biopharmaceutiques produites dans des cellules d’ovaire de hamster chinois ou à tout composant rentrant dans la formulation de l’avelumab.
  • Infection active nécessitant un traitement systémique
  • Toxicité persistante liée à un traitement antérieur (grade > 1 selon les critères NCI CTCAE) ; Cependant, une alopécie, une neuropathie sensorielle de grade ≤ 2 ou tout autre toxicité de grade ≤ 2 ne présentant aucun risque pour la sécurité du patient selon le jugement de l’investigateur, sont acceptables.
  • Toute affection qui, selon l’investigateur, viendrait interférer avec l’évaluation du traitement de l’étude ou l’interprétation des résultats de l’étude ou de la sécurité des patients.
  • Participants présentant des antécédents connus de réaction allergique au cisplatine, à la gemcitabine, au carboplatine ou à d’autres composés à base de sels de platine, ou à tout autre composant rentrant dans la formulation de ces chimiothérapies.
  • Patients présentant des tumeurs à caractère hémorragique.
  • Toute autre contre-indication à un traitement par gemcitabine/cisplatine ou gemcitabine/carboplatine conformément aux RCP de ces molécules.
  • Personne privée de liberté ou sous tutelle ou sous curatelle (spécificité France).

Centres d'investigation

En cours
Nom : Institut de Cancérologie de Lorraine - ICL
Ville : VANDOEUVRE-LES-NANCY (54)
RESPONSABLE MÉDICAL
Aucun responsable médical renseigné
CONTACT TECHNIQUE
Aucun contact technique renseigné
En cours
Nom : Strasbourg Oncologie Libérale
Ville : STRASBOURG (67)
RESPONSABLE MÉDICAL
Aucun responsable médical renseigné
CONTACT TECHNIQUE
Nom : GUILLOT
Prénom : Isabelle
Téléphone : Non disponible
Email : iguillot@solcrr.org

Référentiels Oncologik

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